Mamiwata. La maman de l'eau

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Mamiwata - La maman de l'eau
Calendrier 2015
Aquarelles de Guy Papin
Pantouns de Patricia Grange
Préface de Georges Voisset
Mariposa, Editions du Papillon - Novembre 2014

Cet ouvrage a reçu le Prix d'Amour du Jury
du 1er Concours de pantouns francophones, décerné par Pantun Sayang (juillet 2015)

 

Mamiwata – La maman de l’eau est un calendrier proposant douze tandems aquarelle-pantoun pour vous accompagner tout au long de l’année 2015 et au-delà. Les aquarelles, délicatement peintes par Guy Papin à son retour du Bénin en 2009, recréent la vie et l’atmosphère du village lacustre de Ganvié. Les pantouns, rédigés par Patricia Grange en 2014, tracent un lien entre les aquarelles, l’eau de la lagune béninoise et les eaux intimes d’une naissance, d’une maternité, d’une vie. Chaque pantoun raconte sa propre histoire, son moment particulier. Le cycle de douze pantouns vous embarquera sur la pirogue d’un récit à la fois intérieur et universel, entre microcosme et macrocosme…

Préface de Georges Voisset :

Quel calendrier ! Vous ne l’oublierez jamais.
Voici pourquoi : lorsque vous aurez fini de l’effeuiller, douze tournants d’amour et de luttes, il commencera en vous une nouvelle vie, celle qui durera très, très, très longtemps….
Mais en attendant, pendant tout un an, vous l’aurez appris par cœur, car vous y aurez puisé de quoi méditer durant tout ce long temps à venir, votre vie.
On n’oublie jamais ce que l’on enfante.
Décembre : le petit héros de sa maman lui tourne vaillamment le dos. Que le temps passe vite, qu’octobre est déjà loin ! La vie dans ce monde dur, ce monde résistant, ce monde de labeur et de travail incessant – mais aussi son monde si beau, beau comme la lagune, comme les aquarelles de Guy Papin, a commencé pour lui.
Janvier : le voilà maintenant avec ses copains, bras tendus toujours, mais cette fois-ci c’est lui qui attend le vent qui va le pousser. L’espérance nouvelle, c’est lui.
Suivons les révélations faites à cette maman, celles de ces magnifiques images mises en pantoun. Puisque pantouns il y a, et qu’il se trouve que pantoun signifie : analogie. Deux premiers vers pour « poser » le monde tel qu’il m’a été livré, qui me résiste, qui chuchote ou dispute, se colorie au fil des heures, que je connais par cœur tant je le pratique – et pourtant, monde qui n’est que le décor de mes désirs et de mes vœux. Et puis, deux vers pour dire ces derniers : mes émotions, mes désirs, mes vœux ; pour m’harmoniser, moi, avec ce monde. Double révélation, disais-je plus haut, celle du familier, mais extérieur, et celle de l’inconnu au plus profond de ses entrailles. « Le monde de la lagune et moi », nous dit cette maman, sont parallèles. Le talent de Patricia Grange est de développer, de mois en mois, la petite graine de cette analogie entre « Pirogues et bras tendus / en un même mouvement ». A l’infini, puisque le cycle de la vie, éternel recommencement, ne finira donc pas en décembre, je vous avais prévenu.
Je trouve ce travail poétique d’harmonie entre aquarelles et pantouns, monde lagunaire et développement de la petite graine, splendide. Les images doubles se suivent, s’entrelacent, se complètent au fil des mois. En douze fois quatre vers on fait simultanément le tour d’un monde socio-économique, écologique, d’une grossesse, et d’une vie. Comme on a envie d’être propulsé dans ce Bénin ! Comme j’ai envie d’être femme ! Comme notre devoir est d’être ces enfants ! Je ressens même ce mois de mai : coups de pieds entre les pirogues, premiers coups de pieds du petit bonhomme.
Mon mois préféré pourtant ? Octobre.
Mon vers préféré ? « Je deviens Maman ».
C’est si simple. C’est la simplicité même du pantoun, mais c’est justement là une simplicité très difficile, car elle doit être magique. Simplicité magique du pantoun réussi – c’est-à-dire mémorable. Il a la saveur des « quatre heures » de nos enfances. Ce calendrier est, déjà, inoubliable.
Un jour, le petit alevin fera à son tour chanter, sa lagune au cœur, une autre voix…



Souffle sur le feu, grille l’anguille,
le prince revient de sa pêche au filet…
Entre tes mains et morte et vive
ne parle plus, plus rien ne sais…
(Pantoun malais)



Georges Voisset
Président de Pantun Sayang – Association Française du Pantoun
Ancien Professeur des universités, traducteur, essayiste, écrivain

 

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Le calendrier Mamiwata – La maman de l’eau est vendu au profit de la Fondation Regard d’Amour du Bénin. Son prix est de 10 euros (plus frais de port) et l’ensemble des bénéfices (5 euros par calendrier) sera reversé à la Fondation.

Quelques notes de présentation de ce calendrier sur mon blog :

- Mamiwata : note expliquant en partie le titre du calendrier. J'y reviens plus longuement dans la postface au calendrier, L'esprit de l'eau.
- Mamiwata - La maman de l'eau
- Calendrier 2015 Mamiwata

Revue de presse :

- Présentation sur le blog de l'association Pantun Sayang (article du 21 novembre 2014)
- Note de lecture de Claire-Lise Coux
- Evocation du calendrier par Monique Mérabet

Pour commander votre ou vos exemplaires, envoyez-moi un message sur grange_patricia[at]yahoo.fr