Les Centuries Pantoun

couverture centuries

Cet ouvrage collectif sous la direction de Georges Voisset constitue le premier hors-série de la revue Pantouns.
Il vient tout juste d'être publié, par l'AFP-Pantun Sayang, en même temps que son jumeau printanier, le numéro 19 de la revue.

Comme son titre l’indique, cet ouvrage présente 100 pantouns malais (à une ou deux exceptions près) (ré)interprétés par 100 traducteurs. On pourra y découvrir des pantouns traduits dans une même langue par différents traducteurs ; les versions multilingues d’un même pantoun ; les différentes versions de traduction d’un même pantoun, dans une même langue, par un même traducteur, au cours du temps ; etc. etc. Le mot d’ordre pour ce projet ayant été « créativité ». Un ouvrage indispensable pour ceux qui aiment les pantouns et/ou pour ceux qui s’intéressent à la traduction.

Un ouvrage auquel j’ai participé avec beaucoup de bonheur, d’abord en tant que traductrice.

 

Au cours de mon séjour en Malaisie, en mai 2016, lors de ma visite du Musée du textile de Kuala Lumpur, j’avais photographié deux pantouns malais affichés sur un des murs du musée. Lorsque Georges Voisset m’a proposé de participer à ce projet, j’ai tout de suite pensé à ces pantouns. Ne serait-ce que pour enfin comprendre leur sens ! En effet, ces pantouns sont en malais, langue que je ne parle pas, même si je commence à en connaître quelques mots et expressions. Ce fut donc une traduction à quatre mains.

Georges Voisset m’a envoyé une traduction littérale mot à mot, vers à vers, tout en me transmettant quelques clés culturelles, linguistiques, pour me guider dans l’interprétation finale. A partir de ce mot à mot, j’ai recréé des pantouns en langue française. Ces deux pantouns sont publiés à la page « Tissages » de ce tout premier hors-série.

Par la suite, j’ai revisité deux pantouns francophones qui avaient été publiés dans Une poignée de pierreries. L'un de Cédric Landri et l'autre d'Eliot Carmin. Ces deux pantouns sont publiés à la page "Le Rossignol et le Bambou" des Centuries. Pour l'un, j'ai proposé des traductions en anglais et en espagnol ; pour l'autre, j'ai traduit en anglais, espagnol, mais aussi fon (à quatre mains avec mon Papa, Michel Louis Grange) et créole portugais. Un grand plaisir à "travailler" sur ces traductions !

Puis, au cours de l’élaboration de cet ouvrage, une proposition en entraînant une autre, alors que ce n’était absolument pas prévu au départ, j’ai créé 14 illustrations pour le livre et sa couverture.
Le dessin est un mode d’expression qui m’a beaucoup accompagnée lorsque j’étais au collège et au lycée. Moins que la poésie (la poésie a toujours été mon principal mode d’expression depuis que je l’ai rencontrée), mais il était bien présent. Puis je l’ai presque totalement abandonné pendant de nombreuses années. Je le retrouve petit à petit depuis deux ou trois ans. Je m’y suis largement remise pour mon projet de Carnets de Malaisie. Ces Centuries m’ont permis d’y replonger totalement et de retrouver des sensations oubliées que je n’abandonnerai plus.
Mes dessins ne sont pas des dessins d’illustratrice, ce sont des dessins de poète. Ils sont imparfaits, mais je les aime tous et j’espère qu’ils ouvriront aux lecteurs de petites fenêtres par lesquelles faire s’envoler les textes de ces Centuries.

J'ai proposé, sur mon blog, plusieurs notes pour parler de ce travail d'illustratrice. Vous pouvez les retrouver en suivant ce lien.

Les Centuries Pantoun sont en accès libre ici. Profitez-en, c'est un ouvrage unique en son genre et qui fera date !