Fleur Séchée du Prix Louis Amade 2009

 

louis amade

 

Louis Amade est un poète et parolier peu connu du grand public mais qui a pourtant marqué la chanson française. Il est notamment l’auteur du célèbre « L’important c’est la rose » de Gilbert Bécaud.
Mais il a aussi écrit des chansons pour des pointures telles qu’Edith Piaf, Yves Montand, Fernandel, Tino Rossi, Luis Mariano, Richard Anthony, Mireille Mathieu, Michel Delpech, Serge Reggiani, Linda de Souza ou encore Line Renaud, pour ne citer que ceux-là.

Louis Amade nous a quittés en 1992 et depuis, l’Association des Amis de Louis Amade (AALA) fait vivre la mémoire du poète, notamment à travers l’organisation d’un concours annuel de poésie.

J’ai participé à ce concours au titre de l’année 2009, avec un triptyque de poèmes inspirés par la nature et la ville de Barsac où je vis : « A perte de vue », « Entre Deux Mondes » et « Un matin depuis la toile ».

Le jury, présidé par Georges Moustaki, a décidé de récompenser le poème « Un matin depuis la toile » en lui attribuant le 8ème Prix Ex-Aequo.

La remise des Prix a eu lieu au Cercle des Poètes à Paris le 7 décembre dernier. Je n’ai pas pu m’y rendre et c’est mon frère qui m’a représentée.
J’ai reçu un très joli diplôme qui me permet d’avoir un autographe de Georges Moustaki ! Mais aussi deux recueils de poèmes ainsi qu’un vinyle de Louis Amade ! Un très bel ensemble dont je remercie encore les membres du jury et tous les membres de l’AALA.

Et voici le petit texte facétieux qui a obtenu le prix :

Un matin depuis la toile

J’ai écarté de mes pattes
Deux grandes feuilles couleur amande
Et j’ai posé mes grands yeux sur le monde :
Le soleil
Comme un œil de feu
Dans la fente des nuages
En paupières de mauve pâle.
Un grand bleu de ciel
Marbré et griffé
Par les doigts nuageux des vents.
C’est le Printemps
Les arbres sont en neige
Pétales ouateux de fruits en fœtus.
Je suis une petite araignée
Nichée au cœur de sa toile dorée
Qui tisse ses images et file sa métaphore.

Barsac, le 12 mars 2008 à 11h50.


Les deux autres poèmes proposés au jury de ce concours et qui n’ont pas été retenus – « A perte de vue » et « Entre deux mondes » - seront publiés par Thierry Sajat dans le numéro de janvier 2010 de sa revue « Le Journal à Sajat ».